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Gouren

La section gouren du COP existe depuis 19 ans. Créée par des passionnés, elle fait aujourd’hui partie du réseau Skol Roazhon en tant qu’antenne du club de Rennes.
Dans la région Bretagne , le gouren rassemble environ 1500 licenciés répartis dans 5 clubs.

Le COP Pace compte une base active de pratiquants, avec une vingtaine de jeunes présents chaque samedi matin pour les séances régulières, et un groupe sportif qui est monté jusqu’à 8 compétiteurs engagés en compétition.

Par le passé, jusqu’à 4 clubs existaient à Paris, même si cette dynamique n’est plus d’actualité aujourd’hui.

 

Infos PRATIQUES

🤼 Nos Séances : 

Au COP

  • Tous les samedis : 2 séances 

9h45 - 10h30 4 à 6 ans 
10h30 - 11h30 7 à 13 ans

 

  • Public principal : enfants de 4 à 13 ans.

À Rennes – Villejean

  • Tous les mardis, à la Maison de quartier de Villejean - rue de Bourgogne 

20h30 - 22h  Ados / Adultes

 

  • Public principal :  Ados / Adultes

📞 Nous contacter

Gouren

C'est quoi le Gouren ?

Un sport breton à travers les siècles

 

Le gouren, ou lutte bretonne, est une discipline d’origine celte, pratiquée depuis le Moyen Âge et héritée des traditions apportées par les Bretons venus d’outre-Manche. Longtemps jeu populaire régulé par les seigneurs, il se pratiquait lors des fêtes et tournois villageois, attirant tout le pays et inspirant écrivains et peintres. Malgré un déclin après la Révolution et la Première Guerre mondiale, la discipline survit dans les campagnes bretonnes avant de connaître un renouveau au XXᵉ siècle grâce à la création de la FALSAB en 1930, puis de la Fédération de Gouren en 1980. Aujourd’hui modernisé, codifié, et tourné vers l’international via la Fédération Internationale des Luttes Celtiques (FILC), le gouren reste un sport ancré dans la culture bretonne, fondé sur le respect, la maîtrise et la mise à terre contrôlée de l’adversaire.

Les Règles

Le gouren est la lutte traditionnelle bretonne. Il se pratique exclusivement debout et consiste à tenter de marquer un Lamm, c’est-à-dire faire chuter son adversaire sur le dos, avec les deux omoplates touchant le sol en même temps. Ce résultat, équivalent de l’ippon, offre la victoire immédiate.

Avant chaque rencontre, les lutteurs se placent en deux colonnes face à face, bras droit levé à hauteur d’épaule. Le serment du gouren est alors récité en breton puis en français, avant que les lutteurs échangent une accolade.

La durée varie selon l’âge et la catégorie :

  • Benjamins : 3 min

  • Minimes : 4 min

  • Cadets : 5 min

  • Juniors : 5 min (challenges) / 6 min (championnats)

  • Seniors : 5 min (challenges) / 7 min (championnats)

  • Féminines :

    • Benjamines / Minimes : 3 min

    • Cadettes / Juniors / Seniors : 4 min

La prolongation dure la moitié du temps réglementaire.

Caractéristiques de la lutte

Les lutteurs se tiennent par la roched (la chemise), au-dessus de la ceinture.
Ils peuvent utiliser des techniques telles que fauchages, barrages, balayages ou kliked (enroulements de jambe). Les actions de jambes doivent rester sous la ceinture.
Lors de chaque projection, l’attaquant doit accompagner la chute pour assurer la sécurité de son adversaire.

Toute violence est strictement interdite : insultes, coups, étranglements, clés articulaires ou tout comportement agressif.
Le refus de combat est également sanctionné : le lutteur doit en permanence attaquer, contre-attaquer ou accepter l’attaque.

Résultats possibles

  • Lamm : chute sur les deux omoplates, victoire immédiate.

  • Kostin : chute sur le dos avec une seule épaule au sol.

  • Kein : chute sur le bas du dos ou dos + fesses.

  • Netra : chute sans résultat.

  • Poent : attribué lorsque l’adversaire totalise deux fautes (équivalent d’un kostin).

Déroulement d’un combat

Les lutteurs entrent sur l’aire de combat — pallenn en hiver, lice de sciure en été — et sont différenciés par une chevillière rouge ou verte.
En cas d’égalité, une prolongation (Astenn) est engagée.
Si aucune différence n’apparaît, les arbitres tranchent par décision (Diviz).
Et s’il n’y a toujours pas de vainqueur, on passe au Kouezh, où le premier lutteur à obtenir une action pouvant marquer l’emporte.

STORIES INSTA COP

Tenue traditionnelle

La pratique se fait en tenue traditionnelle

ROCHED : 

Les lutteurs accrochent leurs mains dans la roched (chemise), au dessus de la ceinture (celle-ci comprise).

🏛️ Bureau du club

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Calendrier

Événements - co pace 

 

  • Séances d’essai gratuites toute l’année (sur demande).

  • Portes ouvertes : en mai–juin.

  • Stages multisports pendant les vacances de juillet.

Le calendrier de la saison d'hiver 

 

Poussins

Benjamins et Minimes

Cadets, Juniors et Seniors

Rencontres de luttes traditionnelles

  • Dim. 7 décembre Pleslin-Trigavou (22)
  • Dim. 7 décembre Plougastel (29N)
  • Dim. 7 décembre Ergué-Gabéric (29S)
  • Dim. 14 décembre Ploërmel (35-56-44)
  • Dim. 25 janvier Matignon (22S)
  • Dim. 25 janvier Ploudalmézeau (29N)
  • Dim. 25 janvier Quimper (295)
  • Dim. 25 janvier Baud (35-56-44)
  • Dim. 22 mars lieu à définir (22)
  • Dim. 22 mars Ploërmel (35-56-44)

Challenge de Bretagne par équipe

  • Dim. 18 janvier Plouzané
  • Dim. 8 mars Louargat
  • Dim. 15 mars Pleyber-Christ

Championnat de Bretagne de Back Hold : Sam. 21 février Pontivy

Coupe des lutteuses : Dim. 8 mars Louargat / Guingamp

Championnat par équipes départementales : Sam. 28 mars Dol-de-Bretagne

Championnats départementaux : Dim. 12 avril Spézet (29) / Dim. 12 avril Saint-Nolff (22-35-44-56)

Championnat de Bretagne (10) : Dim. 26 mai Trégunc

Challenge Individuel de Bretagne :

  • Dim. 22 mars Plouarzel (29)
  • Dim. 12 janvier Le Relecq-Kerhuon
  • Dim. 8 février Vannes

Championnat de Bretagne de Back Hold : Sam. 21 février Pontivy

Coupe des lutteuses : Dim. 8 mars Louargat

Challenge par équipes : Sam. 28 mars Dol-de-Bretagne

Championnats départementaux : Dim. 12 avril Spézet (29) / Dim. 12 avril Saint-Nolff (22-35-44-56)

Championnat de Bretagne : Dim. 26 avril Trégunc

Actu - Ouest France

Le gouren, un sport de lutte que les enfants adorent

Avec des initiations dans les écoles de Rennes (Ille-et-Vilaine) et de l’ensemble du département, le gouren plaît aux enfants qui découvrent souvent ce sport de lutte.

Alexis Brault est animateur de Gouren à Rennes.

Alexis Brault est animateur de Gouren à Rennes. | OUEST-FRANCE

« Ce que j’aime dans le gouren, c’est l’esprit familial : tous les clubs s’encouragent en compétition. » Alexis Brault est animateur de lutte bretonne, à Rennes, depuis septembre 2022.

L’envie de transmettre

Après un baccalauréat professionnel accompagnement soins et services à la personne, il s’oriente vers les métiers du sport et passe un Brevet professionnel de la jeunesse et de l’éducation populaire et sportive activités physiques pour tous (BPJEPS APT).

« Étant petit, j’adorais le sport et j’ai toujours voulu transmettre, raconte-t-il. La seule façon pour moi, c’était dans le sport. » Mais pas question pour l’animateur de faire de sa passion pour le football son métier. « Je voulais vraiment que ça reste un plaisir. » Il découvre alors le gouren par le biais d’une offre d’emploi et continue à se former.

« J’ai toujours voulu travailler avec des jeunes et j’ai été baigné là-dedans quand j’étais petit. Ma maman est assistante maternelle et je pense que cela m’a aidé. Et puis j’ai aussi été surveillant dans un collège. »

Des initiations dans les écoles

Toutefois, le jeune homme de 25 ans a découvert la discipline tardivement. « Il n’y avait pas de club près de chez moi quand j’étais petit, se souvient-il. J’ai toujours fait du foot ou du sport collectif. Mais j’avais déjà vu du gouren, à la Gallésie en fête à Monterfil (Ille-et-Vilaine). »

Depuis, Alexis Brault a participé à plusieurs compétitions. « Les tournois de mod kozh : c’est le rêve ultime pour un lutteur, sourit-il. J’en ai fait deux l’année dernière mais c’était la première fois alors je n’ai pas été performant. »

Pour parfaire le tout, il essaie aussi d’apprendre le breton.

Désormais, Alexis Brault anime des cours au club de gouren de Rennes mais aussi des initiations dans les différentes écoles primaires et maternelles du département sur des cycles de six semaines.

« En général, les enfants adorent, poursuit-il. C’est une manière de « faire la bagarre » mais avec des règles. Après il y a souvent de la frustration quand ils perdent mais c’est normal, ce sont des enfants… »

Sa mission : faire découvrir le gouren et inviter les jeunes à rejoindre le club et promouvoir les valeurs d’entraide, de loyauté et de respect. Il ajoute d’ailleurs que la lutte sollicite l’ensemble des membres du corps et que les plus jeunes lutteurs du « Babigouren » progressent rapidement en termes de motricité, d’équilibre et de coordination.

 

Article du Ouest-France, de Sophie BACONIN. Publié le 

Quadruplé historique !!!

CHAMPIONNAT D'EUROPE DES LUTTES CELTIQUES 2025

Une édition mémorable

Lorsque la Fédération de Gouren a proposé à la Fédération Internationale des Luttes Celtiques d'organiser en 2025 un Championnat d'Europe des Luttes Celtiques, événement absent de la scène internationale depuis 2019 et l'épidémie de Covid, elle souhaitait pouvoir proposer à nouveau une compétition de haut niveau à la nouvelle génération de lutteuses et lutteurs. Aussi, plutôt que de choisir entre un championnat d'Europe pour les seniors ou pour les espoirs, elle a proposé de recevoir les quatre catégories : Espoirs Femmes, Espoirs Hommes, Seniors Femmes, Seniors Hommes.

Par contre, à aucun moment elle n'avait imagine l'engouement que ce championnat d'Europe allait susciter: participation en nombre des lutteuses et lutteurs aux entraînements de l'équipe de Bretagne, une ville de Saint-Renan emballée par l'aventure et partie prenante dans l'organisation, plus d'une trentaine de partenaires privés et mécènes, une salle pleine à craquer d'un public d'amateurs de Gouren et de curieux, une ambiance du tonnerre mais fair-play et des combats de haut niveau engagés mais fraternels. Et, cerise sur le gâteau, la victoire de la Bretagne dans les quatre catégories a parachevé ce week-end Inoubliable.

Les retrouvailles: deux jours intenses de luttes celtiques

Le Championnat d'Europe des Luttes Celtiques, rendez-vous annuel incontournable orchestré par la Fédération Internationale des Luttes Celtiques (F.I.L.C.), signe enfin son grand retour après six années d'absence. La dernière édition s'était tenue en 2019 en Islande, avant que la pandémie ne vienne interrompre le rythme des compétitions. Cette édition 2025, proposée et organisée par la Fédération de Gouren, marque un tournant fort: un événement d'envergure réunissant exceptionnellement les catégories Espoirs (moins de 21 ans) et Seniors. Cing nations, en plus des locaux, ont répondu à l'appel: Écosse, Islande, Angleterre, Espagne et Autriche. Ce sont au total 89 lutteuses et lutteurs qui se sont affrontés pour décrocher les titres européens, tant en individuel qu'en équipe. En plus des compétitions, le championnat a été enrichi par des activités culturelles, telles qu'une conférence sur la transmission du patrimoine culturel ludique en Bretagne, des initiations gratuites au Gouren et aux luttes traditionnelles, ainsi que des jeux en bois en libre acces pour petits et grands.

Un renouveau : la jeunesse au rendez-vous

Cette longue période sans championnat a entrainé un profond renouvellement des effectifs. Les délégations de León (Espagne) et de Bretagne, avec chacune 24 membres, comptaient parmitales plus jeunes et dynamiques du tournoi. Les visages familiers de la discipline, comme Andrew Carlisle (Angleterre), Tiphaine Le Gall (Bretagne) ou encore Greg Neilson (Ecosse) ont du faire preuve de ténacité pour accéder au podium. Ils ont été bouscules par une nouvelle génération impressionnante, incarnée notamment par Florian Miguel Yugueros Garcia (León), Thomas Gibson (Angleterre) et Kristin Embla Guöjönsdottir (Islande) deja remarques lors du dernier Open de Back-hold.

Un soutien déterminant des partenaires

Sans l'engagement passionné de nombreux mécènes, ce championnat n'aurait pu voir le jour. La Féderation adresse ses remerciements chaleureux aux partenaires qui ont cru en cette renaissance. Parmi eux, Bernard Guillerm et le Carrefour Saint-Renan, le Crédit Agricole du Finistère, ainsi que la société Askell - Le Saint, distributeur de produits alimentaires, ont joué un rôle déterminant dans le soutien de cet événement trop longtemps resté en sommeil.

Une salle de Trévisquin comble et survoltée

Le complexe de Trévisquin, inauguré en 2020, s'est révélé être un écrin parfait pour cette édition. Avec de nombreux équipements sportifs et 800 places assises, la salle a été remplie tout le week-end. Samedi comme dimanche, les finales se sont disputées dans une ambiance électrique. Les spectateurs, serres sur des gradins pleins à craquer ont vibré à chaque prise, notamment lors des combats impliquant Ludovic Lagadec, entraineur-lutteur-icone de la Skol Pleiber L'intensite de ces moments et l'effervescence du public restera gravée dans les mémoires de toutes les personnes presentes.

Une couverture médiatique à la hauteur de l'événement

Les lutteurs de Bretagne ont la chance de compter dans leur public d'habitues des photographes de talents qui ont répondu présent pour capturer les emotions et énergies de l'évènement. Les cliches d'Eric Legret, Pierre-Yves Danielo, Matthieu Tranvouez et Jean-Paul Menou ont tige dans le temps nos moments de doutes et de joies et ont été diffusés progressivement sur leurs reseaux sociaux.

Corentin Le Nedic, compositeur des teasers du championnat et des photos officielles des équipes, a suivi l'événement caméra au poing. Les journalistes d'Arvorg FM, Le Télégramme, Ouest-France et même le célèbre Patrick Montel, suivi par plus de 400.000 abonnés, ont circulé tout le week-end sur le bord des tapis. Enfin, les combats ont été retransmis en amact via les reseaux sociaux de la fédération et sur les Chaines de telévision Tébéo et TVR pour les finales du dimanche, avec des commentaires assures par Thierry Marc et Ronan Guennoc, anciens lutteurs de la Skol Plouzane.

Article de Aziliz Rolland qui provient du gouren magazine n°41 - Mai 2025

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